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Présentation

Vivien Rigaut

  • : Lynx éloquent
  • : Homme
  • : 25/04/1978
  • : France yvelines Sartrouville
  • : Lynx éloquent par son totem, Vivien était poète. Son œuvre poétique unique, c’est sa voix, son engagement, son emprunte. Il souhaitait en faire un livre. A travers ses poèmes, il est toujours parmi nous.

Une inspiration...

Après une longue période sans publier d'autres écrits de mon frère, je vous donne à lire un 5ème poème de "l'écorce d'orage".

L'INSPIRATION DES MOTS ALTIERS, tel est le titre que Vivien lui a donné.

5 poèmes à lire, 5 traces de sa mémoire ,

J'èspère que leurs lectures vous toucheront.

        Jérôme, son frère

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Mercredi 16 juillet 2008
L'écorce d'orage
Reccueil de poésies


                               À l'intention du lecteur

 

 

         Tout a été dit, tout a été vue, tout a été épuisé. Tout ! Peut-être que non. Peut-être nous reste-t-il c'est élan créatif, non pas dans la création même des choses mais dans la façon de les percevoir et de les exprimer... ainsi soit la poésie. Créer ce qui existe déjà par le biais d'une singularité profonde et unique... sa voix personnel, sa vision poétique.

         Le rôle de la poésie est d'élaborer une alchimie entre les choses : les mots, les pensées, les idées, les rêves, les désirs. Chaque mot exerce son propre pouvoir. La poésie crée une combinaison sensorielle entre les mots, pour qu'ils se correspondent et prennent appuie l'un sur l'autre et enfin dévoiler le secret profond de leurs âmes.

         La poésie, la littérature, c'est une création, non pas une information, même si elle peut l'être. Le propre de l'écriture c'est l'engagement, elle défend des idées. C'est également une perception approfondie et nouvelle des choses: de l'homme et du monde.

        Car qu'est ce que la poésie ? Se doit-elle de faire chanter les mots dans une quête éphélère ? Peut-être que oui après tout, Mais elle se doit d'abord d'être une transition entre le monde réel et le monde des sens.


                                                                                                                                                  Vivien Rigaut


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Mercredi 16 juillet 2008

L'éclat du jour

 

 

La vie, c'est la clarté de l'écorce qui s'ouvre sur le fruit.
C'est cette odeur enivrante, captivante, envoûtante,
qui pique le regard.
C'est ce fruit acide et délicat se mettant à nu pour éblouir,
tel une défense attractive.
C'est cette passion soudaine, cette envie de mordre
et d'apprécier les petites choses et les grands espoirs... jusqu'au prochain instant. Cet instant auquel on ne peut échapper et qui se veut de nous faire rappeler justement la clarté de cette écorce qui s'ouvre chaque jour sur notre regard incertain.

Alors jouissance où attente ? Peu importe après tout de savoir ce qu'est la vie, ce fruit acide et délicat se mettant à nu pour éblouir.

                                                                                                                        Poème de Vivien Rigaut

Publié dans : Poèmes de Vivien - Communauté : Poésies entre amis
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Mercredi 16 juillet 2008
L'oiseau rare


 

Ce sont des broussailles et des lianes qui étalent leurs ferveurs,
Ces serpents végétals frissonnant au gré du vent
Pour camoufler en ces lieux l'oiseau rare et toute sa splendeur
Nichant sur les branches d'un cycas tel un paravent.

Est-ce un oiseau solitaire, perdu, émancipé... ?
Qui est-il cet oiseau rare qui fait resplendir la Lune ?
Peut-être n'est il que l'esquisse d'un peintre égaré
Ou le songe d'un rêveur qui en a fait son infortune ?

Il est jaune scintillant de vert aux reflets rouges argentés
Les yeux turquoises aux éclats obscurs rappelant l'immensité de la mer
Identique, en fait, à ce que chacun veut bien regarder,
Car il est la quintessence même de notre volonté éphémère.

Il est le premier regard que l'on porte sur les jours,
Le dernier que l'on emporte vers nos nuits déjà expirées.
Il annihile toutes expiations par ses simples atours
Et rassure avec véhémence nos plus âcres pensées.

Mais quand l'oiseau rare perd ses plumes et que de son sang se décline
Toute la palette de l'artiste aux symphoniques couleurs,
Se dessine alors sans peur le trait de toutes ses félines
Qui s'empressent de griffer la Lune pour en astreindre sa lueur.

Alors du fond des broussailles et des lianes solitaires
Ces serpents végétals frissonnant au gré du vent
Réapparaît un oiseau rare tel un phenix fier
Nichant sur les branches d'un cycas tel un paravent.
 
                                                                       Poème de  Vivien Rigaut
Publié dans : Poèmes de Vivien - Communauté : vos poèmes
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Mercredi 16 juillet 2008

L'unique compréhension



 

Planté là comme l'océan, le va et vient m'emporte,
laissant apparaître sur le cristal intelligible le souvenir d'une empreinte au loin qui s'achemine.
Seuls quelques coquillages persistent à musarder sur ce territoire hostile, là où la rythmique ne dépasse ni les phrases ni les mots là où tout bonnement la compréhension laisse choir ses frustrations dont l'envie n'était pas moindre,
mais dont le sens était tout autre...

C'est à toi que je m'adresse, toi l'ondulante placitude de mes nuits les plus vaines. C'est à toi que vont ces mots, mais à moi d'en faire fortune, car savoir ne suffit plus, l'enjeu est de comprendre... connaître est si peu.

                                                                                                          

                                                                   Poème de Vivien Rigaut

Publié dans : Poèmes de Vivien - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 22 juillet 2008

Apparence

 

La beauté est à l'esprit ce que la mer est aux abysses : une combinaison qui camoufle, si peu souvent laisse apercevoir...
L'Homme se noie dans son reflet. Il la touche, la caresse, a besoin d'elle... il la pleure si souvent. Il croit la maîtriser mais il croit et de cette croyance, elle en fait son arme et lui son espérance. Elle est là, observe, d'un va et vient l'appel: il la suit, naïf, plonge et se noie. Il ne voit rien, ne comprend rien, écoute et cela continue. Son chant lui plaît mais ne pouvant se taire : il écoute, observe inquiet... inquiète elle lui répond.
Alors il reste là , impassible héroïque dans sa vie austère, où il n'a su régner ni en dompteur d'espoir ni en marin d'esprit. Il reste Homme, pêcheur de contours et avide de beauté, voguant dans l'apparence et ne voyant que la magnificence de ces méandres qui l'enferme.

 

                                                                                                               Poème de Vivien Rigaut

Publié dans : Poèmes de Vivien - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 25 octobre 2008

En attendant l’Aurore

 

 

Souvent on a pas de toit et on a froid quand on s’endort

Et l’on chante sous la nuit, toute la nuit jusqu’à l’Aurore

Pour que s’enfuit de nous cette vile inquiétude

D’être seul demain et de sombrer dans l’habitude,

 

 

D’être seul encore et de ne jamais voir le jour

Qui construit nos pleurs, notre espérance... notre Amour.

Mais où es tu Aurore? M’entends-tu Aurore?

J’attendrais sous la grisaille même si la mort,

 

 

Je le sais, rôde habilement au-dessus de sa proie;

Attendre les genoux à terre et les yeux dans l’effroi.

Mais souvent on à pas de toit et on a froid quand on s’endort

Et l’on chante sous la nuit âpre, toute la nuit jusqu’à l’Aurore

 

 

Le coeur vide et las d’attendre, ne pouvant vouer allégeance

Qu’à cette chimère lointaine qui détruit notre croyance.

Ô Aurore, ô désillusion! J’ai attendu ton effloraison jusqu’au confin du jour

Et peut-être est ce dans la mort que je dois espérer trouver l’Amour?

 

 

Non ! Non, car ce à quoi je me plie mérite bien plus qu’un soupir

Et s’étend au-delà d’une triste mort. Oui ce à quoi j’aspire

Vis dans l’attente et dans la nécessité d’attendre et d’attendre encore

Que se mêle la volupté de l’Amour et l’art d’y succomber... ô Aurore.

 

                                                                                                         

                                                                                               Vivien Rigaut

Publié dans : Poèmes de Vivien - Communauté : La poésie qui chante
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Jeudi 15 janvier 2009

Quelques lettres, quelques mots, quelques lignes droites et prospères

Sur une feuille qui s’impatiente du génie créateur

Mais ne reçoit que l’amertume de ces larmes atramentaire...

Ou peut être est-ce le sang purificateur de l’auteur ?

 

 

Quelques mots qui s’adonnent à une compréhension hostile

Mais qui se veulent généreux et remplis de bonnes volontés.

Ont-ils un sens expiatoire ou ne sont-ils que futiles ?

Parfois on les croit digne et lumineux... mais ne sont qu’obscurité.

 

 

Car les mots se doivent de pourfendre l’esprit pour en éveiller nos sens

En veillant à ne jamais se blesser, jamais se gêner, ni jamais se faire mal.

Ils sont justes là pour révéler en nos idées toute l’incandescence

 

 

De leurs significations, tout en fédérant un consensus fondamental

Entre ce que l’on pense, ce que l’on ressent et ce que l’on peut exprimer.

Car ainsi sont les mots altiers : la seule façon de penser et de communiquer

 

Publié dans : Poèmes de Vivien - Communauté : L'âme du poète
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